Histoire du judo

Histoire du judo

Le JUDO est un mot japonais se décomposant en JU et DO. JU signifie souplesse, non-résistance, douceur. DO se traduit par chemin ou voie. Le JUDO est donc « la voie de la non-résistance » ou « la voie souple », la voie qui mène à une vie équilibrée en utilisant une méthode d’éducation physique et mentale basée sur une discipline de combat à mains nues.
Le principe est né d’une réflexion légendaire d’un moine japonais observant la neige tomber dans une forêt. Il remarqua que la branche du puissant chêne se brisait sous le poids de la neige et que la branche du petit saule, fléchissant sous le poids, se dégageait de la neige et se redressait comme avant…. Ceci resta alors comme la démonstration du principe même du Judo. Ce combat est la non-résistance : céder à la force adverse, pour la déséquilibrer, la contrôler et la vaincre avec un minimum d’efforts.
S’inspirant de cette observation et des techniques de combat des samouraïs, Jigoro Kano posa les fondements d’une nouvelle discipline : le JUDO.

 


SON ORIGINE :

Le JUDO moderne, tel qu’il est pratiqué dans le monde entier, ne date que de 1882. IL dérive néanmoins de manières de combattre qui eurent leur vogue au 16ème siècle, en pleine féodalité nippone. Cet art guerrier de lutte corps à corps est généralement dénommé JU-JITSU (« technique de la souplesse »). Quelques historiens japonais disent que le JU-JITSU existait déjà en 660 avant notre ère.
L’empereur Mutsu-Hito (1867-1912) introduisit au Japon la civilisation occidentale. En quelques années, le pays adopta les sciences, les arts et les techniques de l’Europe. L’engouement fut extraordinaire. Par voie de conséquence, tout ce qui datait de l’ancien régime fut considéré d’un mauvais œil.
Les arts martiaux seraient oubliés à jamais, si un homme n’avait remis tout en question.

 

JIGORO KANO, fondateur du JUDO :

Jigoro Kano est né le 18 octobre 1860 à Mikage, dans le district de Hyogo.
Les étapes de sa vie :
* Entre à l’université de Tokyo en 1877
* Devient l’élève du maître Fukuda (ju-jitsu)
* Fonde, en1878, le premier club de base-ball au Japon (Kasei Base-Ball Club)
* En 1879 étudie le ju-jitsu chez le maître Iso
* En 1881, est licencié es lettres et étudie le ju-jitsu de l’école de Kito
* En 1882, termine ses études de sciences esthétiques et morales
* Fonde, la même année, sa propre école de ju-jitsu, le KODOKAN, au mois de février. En août, est nommé professeur au Collège des Nobles
* En 1884, est attaché à la Maison Impériale
* En 1885, obtient le 7ème rang impérial
* En 1886, obtient le 6ème rang impérial ; est nommé vice-président au Collège des Nobles ; est nommé recteur de ce même collège en 1888
* De 1889 à 1891, parcourt l’Europe comme attaché au ministère de la Maison impériale
* En avril 1891, est nommé conseiller du ministre de l’Education Nationale
* En septembre 1893, est nommé directeur de l’Ecole Normale Supérieure, puis secrétaire du ministre de l’Education Nationale
* En 1895, obtient le 5ème rang impérial
* Crée en 1897, la société Zoshi-Kai et fonde l’institut Zenyo Seiki, Zenichi, etc… pour la culture des jeunes ; édite la revue « Kokusiai »
* En 1898, est directeur de l’Education primaire, au sein du ministère de l'éducation Nationale
* Devient président du Comité du Buto kukai (centre d’études des arts militaires), en 1899
* 1902-1905 est envoyé, à 2 reprises, en Chine par le ministère de l’Education nationale
* En octobre 1905, obtient le 4ème rang impérial
* Fonde au Butokukai les 3 premiers katas du judo, en 1907
* Modifie les statuts du KODOKAN pour en faire une société publique en 1909. Devient le premier japonais membre du Comité International Olympique
* En 1911, est élu premier président de la Fédération Sportive du Japon
* En 1912 et 1913, est envoyé en mission culturelle en Europe et en Amérique
* Crée, en 1915, la revue du KODOKAN. Reçoit du Roi de Suède, la médaille des 7ème Jeux Olympiques
* En 1920 se consacre entièrement au judo. En juin assiste aux Jeux Olympiques d’Anvers, puis visite l’Europe
* En 1921, démissionne de la présidence de la Fédération Sportive du Japon
* En 1922, siège à la Chambre Haute
* En 1924 est nommé professeur honoraire de l’Ecole Normale Supérieure de Tokyo
* En 1928, participe à l’assemblée générale des Jeux Olympiques et aux Jeux eux-mêmes
* Se rend aux Etats-Unis en 1932 pour assister aux Jeux Olympiques. Devient conseiller au cabinet de l’Education Physique du Japon ; participe à 2 reprises au Conseil des Jeux Olympiques, qui lancera les invitations pour les Jeux Japonais (1932-1934)
* En 1936, assiste aux 11ème Jeux Olympiques de Berlin
* Le 4 mai 1938, meurt sur le navire qui le ramenait du Caire où avait eu lieu l’assemblée générale du Comité International des Jeux Olympiques
* Reçoit à titre posthume, le 2ème rang impérial

Délicat de santé, le jeune Kano ne mesurait qu’1m50 et pesait à peine 48 kg. A 16 ans, il décida de fortifier son corps, par la pratique de la gymnastique, du rowing et du base-ball.
Mais ces sports s’avérèrent trop durs pour sa faible constitution. De plus, lors de querelles entre étudiants, Kano était toujours battu. Blessé dans sa fierté de fils de samouraï, il se décida d’étudier le ju-jitsu. Son premier professeur fut Hachinosuke Fukuda, de l’école Tenjin-Shinyo-Ryu (1877). Sous la conduite de ce maître, Kano s’initia aux mystères du ju-jitsu de l’Ecole du Cœur de Saule. En 1879, âgé de 82 ans, Fukuda mourut et Kano hérita de ses archives. Il devint ensuite l’élève du maître Iso, un sexagénaire qui gardait le secret d’une école dérivant également de Tenjin-Shingo. Jigoro Kano s’entraîna tout en poursuivant ses études et devint bientôt le vice-directeur de l’école. Malheureusement, Iso mourut bientôt et notre jeune ju-jitsuka (expert en ju-jitsu) se trouva à nouveau sans professeur. Il dévora tous les livres et documents, mais un bon professeur lui était indispensable. C’est alors qu’il rencontra le maître Likubo, qui lui apprit la technique de l’école de Kito. Jusqu’ici, il avait travaillé les luttes en corps à corps avec des vêtements de ville ; l’école de Kito allait lui enseigner le combat avec armure.
Peu à peu, Kano fit la synthèse des diverses écoles et voulut créer sa propre discipline, tout en s’entraînant avec le maître Likubo jusqu’en 1885. En février 1882, il s’installait, âgé de 22 ans, dans le petit temple bouddhique d’Eishosi, secte Jôdo. C’est dans ce temple, berceau du JUDO, que Jigoro Kano installa son premier Dojo (salle où l’on étudie la « voie »).
Habitant dans les dépendances du temple avec quelques élèves et une vieille servante, il se mit patiemment à élaborer sa nouvelle méthode.
Kano visait à mettre au point un système d’éducation physique et de formation du caractère, basé sur le ju-jitsu. Il fallait trouver un moyen d’entraînement similaire à celui de certains sports occidentaux.
Jigoro Kano fit la synthèse des meilleures techniques de ju-jitsu. Il choisit les prises les plus efficaces et les plus rationnelles. Il élimina les pratiques dangereuses et peu compatibles avec le but élevé qu’il visait. Il perfectionna la manière de tomber et inventa le principe des brise-chutes. Il créa un vêtement spécial d’entraînement (le judogi) ; l’antique tenue des ju-jitsukas provoquait fréquemment des blessures. Il mit particulièrement au point les méthodes de projections, en inventant d’ailleurs quelques-unes.
Le ju-jitsu était une pratique guerrière basée sur la souplesse du corps et de l’esprit. Kano pensa que son nouvel art devait porter un autre nom, puisque le but poursuivi était différent. Il recherchait un art de vivre, basé sur une utilisation meilleure de l’énergie humaine. Il nomma cette science nouvelle « JUDO ».

 

Le judo fut enseigné dès 1882, au dojo Jigoro Kano, baptisé KODOKAN ou « Ecole Pour l’Etude de la Voie ».
Le premier élève s’inscrivit le 5 juin 1882 ; il s’appelait Tomita. Plusieurs champions sortirent de l’Ecole de Kano dont le fameux Shiro Saïgo. Malgré des difficultés, le Kodokan se développa et vit sa surface augmenter, puis il changea d’adresse. En 1885, Kano fit construire un dojo dont le tapis mesurait près de 80 m². Les rencontres entre les diverses écoles de ju-jitsu se multiplièrent et le Kodokan gagnait toujours. Il ne connut qu’une défaite contre Tanabé, un excellent ju-jitsuka qui amenait ses adversaires au sol pour les étrangler. Kano en tira une leçon : il fallait perfectionner le judo au sol, et tout judoka devrait connaître la lutte en position couchée, aussi bien qu’en station debout.


Le Judo est définitivement établit. D’année en année, le Kodokan agrandit son dojo et le judo se développe. Le public ressent le besoin de se retremper dans un art de vivre, sobre et discipliné. La culture du corps et de l’esprit semble une nécessité ; le Judo paraît tout indiqué. Il est même programmé à l’école dans de nombreuses classes.
Jigoro Kano entreprend alors ses premiers voyages autour du monde et fit pénétrer le Judo en Europe et en Amérique.
Kano codifie alors une pédagogie du Judo appelée le GOKIO avec l’aide des maîtres Yoko-Yama, Yamashita, Nagaoka, Litsuka. Il sera complètement révisé en 1920, par une douzaine des plus grands maîtres ; il restera inchangé jusqu’à nos jours. Cependant, de nos jours, cette classification n’a plus cours dans les dojos français. Cela a laissé place à la progression française.


En 1909, le Kodokan devient institution publique. C’est à cette époque que les katas sont enseignés au Kodokan et forment les premiers fondements du Judo : le nage no kata, le kime no kata et le katame no kata viennent s’ajouter aux ju no kata et itsutsu no kata, mis au point en 1887.
En 1934, le Kodokan est logé dans un nouveau bâtiment de 3 étages ; il possède un tapis de 2000 m². On dit désormais du Kodokan qu’il est la Mecque du Judo. La même année ont lieu les premiers championnats du Japon.


A la mort de Kano, près de 120000 judokas sont officiellement recensés, dont 85000 ceintures noires. Et ces chiffres sont en dessous de la réalité, car bien des dojos privés enseignent le Judo à des élèves non recensés.
Jusqu’ici, le Judo avait été diffusé surtout au Japon. Seuls, Kano et quelques-uns de ses disciples l’avaient introduit en Europe et en Amérique. Quelques initiés avaient été formés en Angleterre, en France, aux Etats-Unis, en Argentine, etc… Le Judo allait se répandre dans le monde entier en très peu de temps.
Aujourd’hui le Judo est pratiqué dans toutes les écoles, les lycées et les université japonaises. Il existe dans le monde plus de 15 millions de judokas, dont 500000 ceintures noires.

 

LES DEBUTS DU JUDO EN FRANCE

En France, malgré les visites de Jigoro Kano et d’autres experts nippons, le Judo ne connu guère de succès. Tout au plus, en 1905, Guy de Montgaillard (surnommé Ré-Nié) ouvrit une salle, rue de Ponthieu à Paris, destinée à l’enseignement du ju-jitsu. Ses défis victorieux adressés aux boxeurs et lutteurs, ainsi qu’une adroite propagande, lancèrent un moment la mode de ce « mystérieux art de la lutte », aux prises aussi secrètes que redoutables.
Un autre français, plus aventureux encore et qui avait séjourné à Tokyo, l’Officier de marine Le Prieur, devint la première ceinture noire de France. Il traduisit le premier ouvrage, d’un très grand intérêt technique, publié au Japon sur le « Judo Kano » en 1911. Mais, rien n’y fit. Malgré la visite de Ishiguro en 1924 et l’enthousiasme de quelques fanatiques, le Judo ne prenait toujours pas racine en France.


En 1935, un Japonais, Mikinosuke Kawaishi (1889-1969), qui s’était installé à Paris, se mit à enseigner le Judo suivant une méthode personnelle. Un de ses mérites fut de marquer les grades du judoka par des ceintures de couleurs différentes. Ensuite, il divisa les prises en groupes d’application ; chaque technique fut numérotée. Ainsi une projection, où l’on bascule l’adversaire en le fauchant de la jambe sur son arrière, est une projection de jambe. Comme celle-ci est la première projection enseignée par Kawaishi, on l’appelle tout simplement « premier de jambe ».
Et ces 2 nouveautés rationnelles… et psychologiques suffirent à populariser le Judo en France ! Après bien des difficultés, Kawaishi avait formé plus de 100 judokas, lorsqu’il dut regagner le Japon en 1943. A son retour en 1948, il retrouva le Judo français en plein essort. Il en reprit la direction et le diffusa dans l’Europe entière. Il est considéré comme le fondateur du Judo Européen.
Après la seconde guerre mondiale, le public, encore conditionné par l’agressivité de quelques années d’hostilité, ressentait inconsciemment le besoin vague de « se défendre », d’être « armé », de se sentir « fort ». Sans le savoir, c’est ce phénomène psychologique qu’exploitèrent les pionniers du Judo. La formule « défense du faible contre l’agresseur » fit fortune. La période « magique » du Judo commençait.


L’œuvre de Kawaishi commençait à porter ses fruits. Les premières ceintures noires françaises enseignèrent en Belgique, en Espagne, aux Pays-Bas. Des amateurs de tous pays venaient de loin pour recevoir quelques leçons d’un maître Japonais. Et, peu à peu, le miracle se produisit. La technique s’améliora, les « professeurs » devinrent de vrais professeurs. Des japonais haut gradés vinrent séjourner ou se fixer en Europe.
Peu à peu, le judo authentique de Kano fut enseigné partout. La célèbre revue « Judo du Kodokan » fut traduite en Europe. Ainsi, l’Occident s’abreuvait directement à la source.

La période sportive commençait. Chaque pays organisait sa propre fédération nationale et les premiers championnats virent le jour.
La vitalité des fédérations occidentales n’est pas sans inquiéter les japonais. Le 3ème championnat du monde, qui se déroula à Paris en décembre 1961, vit la victoire d’un non japonais pour la première fois. Il s’appelait Anton Geesink de nationalité hollandaise. Ce résulta exceptionnel démontrait que le Judo était devenu universel.
A partir de cette date, de profondes modifications allaient orienter le Judo vers une forme plus moderne, plus sportive et forcément moins traditionnelle.
En effet, en 1964, le Judo entrait aux Jeux Olympiques. C’était la consécration officielle du Judo comme sport universel. Le phénomène Geesink rééditait son exploit de 1961.
L’introduction du Judo aux Jeux Olympiques avait apporté une grande innovation d’ailleurs très contestée : l’utilisation des catégories de poids en championnat.
Le Judo s’est alors extraordinairement développé et la Fédération Française de Judo et Disciplines Associées (FFJDA) est devenue aujourd’hui le plus fort organisme Judo hors du Japon.

 

LES PRINCIPES DU JUDO

Jigoro Kano a édicté les 3 principes essentiels et indissociables qui guident la pratique du JUDO :
* Ju – L’adaptation
* Seiryoku Zenyo – Le meilleur emploi de l’énergie
* Jita Yuwa Kyoei – La prospérité mutuelle par l’union des forces

 

TABLEAU DES DATES CLES

1860 Naissance de Jigoro Kano, fondateur du Judo.
1882 Début du Judo Kodokan, méthode d’enseignement de Jigoro Kano.
1889 Premier voyage d’étude de Jigoro Kano en Europe.
1905 Septembre:ouverture d'une école de jujitsu à Paris par Guy de Montgaillard (surnommé Ré-Nié)
1909 Le Kodokan, association privée, devient un organisme reconnu légalement,
  Jigoro Kano est le premier représentant Japonais du Comité International Olympique.
1911 Création interne officielle d’une section de formation de professeurs de Judo au Kodokan.
Le prieur tente d’introduire le Judo en France.
1922 Création d’une section "l’Association Culturelle du Kodokan" basée sur les principes du "meilleur emploi de l’énergie" et de la "prospérité mutuelle".
1924 Visite de Ishiguro à Paris qui tente également de faire quelques adeptes
1930 Premiers championnats de Judo, au Japon, à caractère officiel.
1932 Création d’une section "l’Association pour l’Etude Médicale du Judo" au Kodokan.
1933 Tentative d’introduction du Judo en France par M. Feldenkrais
1935 Octobre:arrivée à Paris de Mikinosuke Kawaishi.
1936 1er dojo ouvert de judo et ju-jitsu par Kawaishi : le Jujitsu Club de France à Paris rue Beaubourg
1938 Décès de Jigoro Kano.
1939 20 avril:première ceinture noire décernée à un français, Maurice Cottereau, par le professeur Kawaishi.
1943 30 mai:premiers championnats de France, Jean de Herdt vainqueur.
1946 Création de la Fédération Française de Judo et de jiu-jitsu (FFJJJ), Président Paul BONET-MAURY. (1946-1956)
1947 9 novembre:création du Collège national des ceintures noires.
1948 Création de la Fédération Européenne de Judo, Président, Aldo TORTI (Italie).
1950 Première compétition féminine, "autorisée aux dames titulaires de la ceinture orange".
1950 Arrivée en France de Shozo Awazu, assistant du professeur Kawaishi.
1951 Création de la Fédération Internationale de Judo, Président Aldo Torti (Italie).
1951 Premiers championnats d'Europe à Paris.
1956 Premiers championnats du Monde masculins seniors (Tokyo), Henri COURTINE et Bernard PARISET sont demi-finaliste. Monsieur Paul DE ROCCA-SERRA est élu président de la FFJDA. (1956) Jean PIMENTEL est élu président de la FFJDA.(1956-1961)
1958 Deuxième championnat du Monde à Tokyo: Bernard PARISET est demi-finaliste.
1960 Le Judo est inscrit au programme des Jeux de Tokyo.(4 épreuves sont définies:-68kg, -80kg, +80kg, toutes catégories)
1960 André ERTEL (France) est élu président de l'Union européenne de judo.
1961 La France organise pour la première fois, les championnats du Monde de Judo à Paris. Monsieur Robert BOULAT est nommé Directeur Technique National. (1961-1966)
Victoire d’Anton GEESINK, Premier Européen à vaincre les Japonais. Claude COLLARD est élu président de la FFFJDA. (1961-1966)
1962 Premières rencontres par équipes entre la France et l'URSS.
1964 Le judo est inscrit au programme des Jeux Olympiques. André BOURREAU, Michel LESTURGEON, Jacques LEBERRE et Lionel GROSSAIN représentent la France.
Victoire d’Anton GEESINK qui bat à nouveau les Japonais
1966 Georges PFEIFER est élu président de la FFJDA. (1966-1972) Henri COURTINE est nommé Directeur Technique National. (1966-1976)
1967 Publication de la "progression française".
1969 Décès de Mikinosuke Kawaishi
1971 Création du Comité national des grades.
1972 Le Judo est définitivement reconnu comme sport olympique, Jeux Olympiques de Munich.Jean-Jacques MOUNIER (légers, 3éme), Jean-Paul COCHE (moyen, 3éme), Jean-Claude BRONDANI (toutes catégories, 3éme), remportent les premières médailles françaises aux Jeux Olympiques de Munich.
1973 René AUDRAN est élu président de la FFJDA.(1973-1976 et 1977-1980)
1974 Premier championnat de France féminin.
1975 Jean-Luc ROUGE devient le premier champion du monde Français à Vienne (Autriche).
1975 Premier championnat d'Europe féminin qui voit la victoire des françaises Martine Rottier, Paulette Fouillet et Catherine Pierre
1976 Pierre GUICHARD est nommé Directeur Technique National. (1976-1986)
1979 Henri COURTINE est élu directeur sportif de la Fédération internationale de Judo.
1980 Premiers championnats du Monde féminins (New York). Jocelyne TRIADOU devient la première championne du monde.Jeux Olympiques de Moscou: Thierry REY et Angelo PARISI sont les premiers Français champions olympiques.
1981 Georges PFEIFER est élu président de la FFJDA. (1981-1984 et 1985-1986)
1982 Championnats du Monde féminins (Paris).Béatrice RODRIGUEZ, Martine ROTTIER, Brigitte DEYDIER, Natalina LUPINO sont championnes.
1986 Daniel BERTHELOT est élu président de la FFJDA. (1986-1988 et 1989-1992) Jean-Luc ROUGE est nommé Directeur Technique National. (1986-1996)
1988 Le Judo féminin est sport de démonstration aux Jeux Olympiques (Séoul).Marc ALEXANDRE est champion olympique.
1991 François BESSON est élu directeur sportif de la Fédération internationale de Judo.
La FFJDA est reconnue d’utilité publique par l’Etat.
1992 Cécile NOWAK et Cathy FLEURY premières Françaises championnes olympiques à Barcelone. Sont également titrés Laetitia MEIGNAN (3ème), Natalina LUPINO (3ème), Pascal TAYOT (2ème), Bertrand DAMAISIN (3ème), David DOUILLET (3ème). Michel VIAL est élu président de la FFJDA.(1992 à 2005)
1994 La première coupe du Monde masculine par équipes de nations a lieu à Paris, la France est vainqueur. Jean-Luc ROUGE est nommé Directeur de la FFJDA.
1996 Marie-Claire RESTOUX, David DOUILLET et Djamel BOURAS sont champions olympiques à Atlanta. Christine CICOT, Christophe GAGLIANO et Stéphane TRAINEAU ont eux obtenus la médaile de bronze.
1997 Apparition des nouvelles catégories (Hommes : -60, -66, -73, -81, -90, -100, +100 et Femmes : -48, -52, -57, -63, -70, -78, +78)
David DOUILLET, Marie-Claire RESTOUX, Séverine VANDENHENDE et Christine CICOT décrochent la médaille d’or aux championnats du Monde à Paris, tandis que Larbi BENBOUDAOUD, Christophe GAGLIANO, Djamel BOURAS décrochent celle d'argent, et de bronze pour Magalie BATON et Ghislain LEMAIRE.Fabien CANU est nommé Directeur Technique National.
1998 Coupe du Monde par équipes de nations: les garçons se classent 3éme et les féminines terminent 2éme.
1999 Larbi BENBOUDAOUD devient Champion du Monde à Birmingham.
2000 Jeux Olympiques de Sydney.Séverine VANDENHENDE est Championne Olympique et David DOUILLET décroche son 2ème titre Olympique et devient le Judoka le plus titré de tous les temps. Sont également médaillés d'argent Larbi BENBOUDAOUD et Céline LEBRUN, et de bronze Frédéric DEMONTFAUCON et Stéphane TRAINEAU.
2001 Championnats du Monde de Munich.Céline LEBRUN et Frédéric DEMONTFAUCON deviennent médaillés d’or.
 Le 16 octobre 2001, date officielle de l'inauguration de l’Institut du Judo à Paris par le président de la République, Monsieur Jacques CHIRAC, en présence de nombreuses personnalités réunies autour de Monsieur Michel VIAL, président de la Fédération Française de Judo.
2002 Championnats du Monde par équipes de nations à Bâles: les féminines se classent 5éme et les garçons se classent 3ème .
2003 Championnats du Monde Individuels Féminins et Masculins à Osaka (Japon). La France décroche 5 medailles d'argent avec Frédérique JOSSINET, Annabelle EURANIE, Larbi BENBOUDAOUD, Daniel FERNANDES et Ghislain LEMAIRE.
2004 Jeux Olympiques d'Athènes(Grèce). Une seule médaille de décrochée celle d'argent par Frédérique Jossinet
2005 Jean-Luc Rouge est élu président de la FFJDA le 19 février
  Brigitte DEYDIER est nommée Directrice Technique Nationale
Jean-Luc Rouge est élu vice-président de l'UEJ
2006 La France première nation européenne de Judo avec 8 médailles dont 3 en or pour Barbara HAREL, Emane GEVRISE et Anne-Sophie MONDIERE quatre médailles d'argent pour Lucie DECOSSE, Céline LEBRUN, Daniel FERNANDES et Benjamin DARBELET et une de bronze pour Frédérique JOSSINET aux Championnats d'Europe de Tempere (Finlande).
Championnats du Monde par Equipes de Nations à Paris. L'équipe de France Féminine composée de Frédérique JOSSINET, Laetitia PAYET, Audrey LA RIZZA, Delphine DELSALLE, Barbara HAREL, Annabelle EURANIE, Fanny RIABOFF, Lucie DECOSSE, Anne MORLOT, Gevrise EMANE, Stéphanie POSSAMAI, Celine LEBRUN, Eva BISSENI et Anne-Sophie MONDIERE est Championne du Monde face à Cuba en finale.L'équipe de France Masculine composée de Cyril SOYER, Dimitri DRAGIN, Benjamin DARBELET, Christophe BESNARD, Anthony FRITSCH, Daniel FERNANDES, Anthony RODRIGUES, Alain SCHMITT, Frédéric DEMONTFAUCON, Mehddi KHALDOUN, Ghislain LEMAIRE, Christophe HUMBERT, Matthieu BATAILLE et Pierre ROBIN remporte la médaille de bronze après avoir éliminé le Japon, chute contre la Russie puis sort victorieux contre l'Ukraine en place de trois.
2007 Championnats du Monde Individuels Féminins et Masculins à Rio de Janeiro (Brésil). La France décroche 8 medailles d'or pour Gévrise EMANE (-70kg) et Teddy RINER (+100kg), médailles d'argent pour Lucie DECOSSE (-63kg), Anthony RODRIGUEZ (-81kg), médailles de bronze pour Frédérique JOSSINET (-48kg), Stéphanie POSSAMAI (-78kg), Anne-Sophie MONDIERE (TC), Mathieu BATAILLE (TC).
Evénement en France: Henri Courtine accède au grade de 10ème dan le 10 décembre. Jamais un Français n'a accédé à ce grade.
2008 Jeux Olympiques de Pékin (Chine). 4 médailles sont décrochées: médailles d'argent pour Lucie DECOSSE (-63kg) et Benjamin DARBELET (-66kg), médailles de bronze pour Stéphanie POSSAMAI (-78kg) et Teddy RINER (+100kg).
Jean Luc Rougé est réélu à la présidence de la FFJDA.
Teddy RINER devient champion du monde toutes catégories à Levallois Perret et Mathieu Bataille prend la 3ème place
2009 Jean Luc Rougé est élu vice président du CNOSF.
Championnats du monde à Rotterdam: La France termine à la 3ème place derrière le Japon et la Corée en remportant 2 nouveaux titres avec MORGANE RIBOUT en -57kg et à nouveau TEDDY RINER en +100kg, FREDERIQUE JOSSINET remporte le bronze en -48kg.
2010 Au Championnat d'Europe à Vienne en Autriche, Sofiane MILOUS devient champion d'Europe en -60kg. Il y aura aussi 3 médailles de bronze pour Pénélope BONNA (-52kg), Lucie LOUETTE (-78kg) et Ugo LEGRAND (-73kg).
Le grand Anton GEESINK décède à 76 ans en août.
Au Championnats du monde de Tokyo en septembre, Lucie DECOSSE remporte son 2ème titre mondial en -70kg et Teddy RINER son 4ème titre en +100kg. Il perd décision en finale du toute cétégorie, glanant une nouvelle médaille d'argent. Il y aura 3 autres médailles de bronze avec Loïc KORVAL en -66kg, Thierry FABRE en -100kg et Mathieu BATAILLE en + 100kg.
2011 Au tournoi de Paris Lucie DECOSSE remporte son 7ème titre (un record) et Teddy RINER remporte le tournoi pour la 4ème fois consécutive (un record égalé) .
Au Championnats du monde de Paris du 23 au 28 août, Audrey TCHEUMEO remporte son 1er titre en -78kg, Gevrise EMANE remporte son 2ème titre en -63kg, Lucie DECOSSE remporte son 3ème titre mondial en -70kg et Teddy RINER son 5ème titre en +100kg. Teddy RINER devient le premier judoka au monde à avoir 5 titres mondiaux. Ugo LEGRAND remporte une médaille de bronze en -73kg.
L'équipe de France masculine et féminine sont champions du monde. Ainsi pour la première fois de l'histoire, les japonais sont battus et la France termine à la première place des nations avec 6 médailles d'or.
2012 Au Championnat d'Europe à Chelyabinsk en Russie, Ugo Legrand devient champion d'Europe en -73kg et Gevrise Emane remporte son 3ème titre en -63kg. Audrey Tcheumeo en -78kg est 2ème et il y aura aussi 3 médailles de bronze pour Laetitia Payet (-48kg), Clarisse Abgegnenou (-63kg), Automne Pavia (-57kg).
Jeux Olympiques de Londres: 7 médailles sont décrochées: le titre pour Lucie DECOSSE en -70kg et pour Teddy RINER en +100kg et des médailles de bronze pour Priscillia GNETO (-52kg), Automne PAVIA (-57kg), Gevrise EMANE (-63kg), Audrey TCHEUMEO (-78kg) et Ugo LEGRAND (-73kg).
Jean Luc Rougé est réélu à la présidence de la FFJDA.
2013 Au Championnat d'Europe à Budapest en Hongrie, Automne Pavia (-57kg), Clarisse Abgegnenou (-63kg), Lucie Louette (-78kg) et Teddy Riner (+100kg) deviennent champion d'Europe, Emilie Andeol remporte une médaille d'argent en +78kg et il y aura aussi 7 médailles de bronze pour Laetitia Payet (-48kg), Dimitri Dragin (-66kg), David Larose (-66kg), Pierre Duprat (-73kg), Loïc Pietri (-81kg), Cyrille Maret (-100kg), Jean-Sebastien Bonvoisin (+100kg).
Championnats du monde de Rio: 7 médailles sont décrochées: le titre pour Loïc PIETRI (-81kg) et pour Teddy RINER en +100kg. Médaille d'argent pour Clarisse ABGEGNENOU (-63kg) et Ugo LEGRAND (-73kg) et des médailles de bronze pour Gevrise EMANE (-63kg), Audrey TCHEUMEO (-78kg) et Alain SCHMITT (-81kg). L'équipe de France féminine remporte une médaille de bronze par équipe et la France termine donc 2ème de ces championnats du monde.

2014 Au Championnat d'Europe à Montpellier en France, Automne Pavia (-57kg), Clarisse Abgegnenou (-63kg), Audrey Tcheumeo (-78kg), Emilie Andeol (+78kg), Loïc Korval (-66kg) et Teddy Riner (+100kg) deviennent champion d'Europe. On retrouve pour une médaille d'argent: Amandine Buchard (-48kg), David Larose (-66kg), Ugo Legrand (-73kg) et Loïc Pietri (-81kg). Il y aura aussi 3 médailles de bronze pour Lucie Louette (-78kg), Alexandre Iddir (-90kg) et Cyrille Maret (-100kg).  L'équipe de France féminine remporte la médaille d'or par équipe et les masculins remportent une médaille de bronze. La France termine donc 1ère de ces championnats d'europe.

Championnats du monde de Chelyabinsk (Russie): 7 médailles sont décrochées: le titre pour Clarisse ABGEGNENOU (-63kg) et pour Teddy RINER en +100kg. Médaille d'argent pour Audrey TCHEUMEO (-78kg) et des médailles de bronze pour Amandine BUCHARD (-48kg), Automne PAVIA (-57kg), Emilie ANDEOL (+78kg) et Loïc PIETRI (-81kg). L'équipe de France féminine termine championne du monde par équipe.

2015 Au Championnat d'Europe à Baku en Azerbaïdjan:  Emilie Andeol (+78kg) redevient championne d'Europe. On retrouve pour une médaille d'argent: Annabelle Euranie (-52kg) et Loïc Korval (-66kg). Il y aura aussi 3 médailles de bronze pour Clarisse Abgegnenou (-63kg), Loïc Pietri (-81kg) et Cyrille Maret (-100kg).  Les équipes de France féminine et masculine remporte la médaille d'or par équipe.

Championnats du monde d'Astana (Kazakstan): 6 médailles sont décrochées: le 3ème titre pour Gevrise EMANE en -70kg  et pour Teddy RINER en +100kg qui devient inégalé avec son 8ème titre. Médaille d'argent pour Clarisse ABGEGNENOU (-63k) et Loïc PIETRI (-81kg) et des médailles de bronze pour Automne PAVIA (-57kg) et Fanny Estelle Posvite (-70kg).

2016 Le 17 mars Shozo Awazu, 9ème dan, décède. Il a été un des plus grand artisans du judo français, arrivé en 1950 en France, il n'est jamais reparti et fut l'assistant du grand maitre Kawashi.

Au Championnat d'Europe à Kazan en Russie:  Sont champions d'Europe: Walide Khyar (-60kg), Teddy Riner (+100kg), Automne Pavia (-57kg), Gevrise Emane (-70kg) et Audrey Tcheuméo (-78kg). Il y aura aussi 1 médaille d'argent pour Priscillia Gneto (-52kg) et 1 médaille de bronze pour Fanny Estelle Posvite (-70kg).  L'équipe de France féminine remporte une médaille de bronze par équipe.

Aux Jeux Olympiques de Rio au Brésil: sont champions olympiques: Emilie Andéol (+78kg) et Teddy Riner (+100kg). Audrey Tcheuméo et Clarisse Abgenenou remportent l'argent et enfin est médaille de bronze Cyrille Maret (-100kg).

 2017 Au Championnat d'Europe à Varsovie (Pologne):  Sont champions d'Europe: Priscillia Gneto (-57kg) et Audrey Tcheuméo (-78kg). Il y aura aussi 3 médailles d'argent pour Margaux Pinot (-63kg), Axel Clerget (-90kg) et Cyrille Maret (-100kg) et 2 médailles de bronze pour Hélène Receveaux (-57kg) et Marie Eve Gahié (-70kg).  L'équipe de France féminine redevient championne d'Europe par équipe.

 Championnats du monde à Budapest (Hongrie):  Champions du monde: Clarisse ABGEGNENOU en -63k  et Teddy RINER en +100kg. Médaille de bronze pour Hélène Receveaux (-57kg). Les 1er championnats du monde mixte sont remportés par le Japon et la France termine 3ème.

 2018 Au Championnat d'Europe à Tel Aviv (Israël):  Sont champions d'Europe: Clarisse ABGEGNENOU (-63kg), Madeleine MALONGA (-78kg) et Romane DICKO (+78kg). Il y aura aussi 2 médailles d'argent pour Audrey Tcheuméo (-78kg) et Cyrille Maret (-100kg)

Championnats du monde à Bakou (Azerbaïdjan):  Championne du monde: Clarisse ABGEGNENOU en -63kg. Médaille d'argent: Marie Eve GAHIE en -70kg et médaille de bronze: Amandine BUCHARD en -52kg et Axel CLERGET en -90kg. L'équipe de France termine en argent au championnat du monde par équipe mixte.